LA MODE KITSCH


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Le kitsch a marqué plusieurs époques de la mode et du design, non seulement à la belle époque mais aussi lors de nos années 60 à 70. Il a explosé à partir de 1965 entre "Carnaby street LONDON" et au milieu du chic Parisien branché, mais ici, il revient en force pour 2010. C'était un timide "come back" mais sous une autre forme. je ne parlerais pas du kitsch des objets tels que "nains de jardins" , de boules à neige, ou autres tableaux rococo représentant des toiles faussement peintes reproduites en séries industrielles, des meubles en formica, ou autres objets plastifiés made in Taiwan in 1970. mais bien d'une certaine façon de voir le kitsch fashion plutôt chic...
En 2006,sa nouvelle source puise plutôt aux fashion lollipops attitude,kawai,et autres candy girls issues de la nouvelle tendance excentrique dont les Cosplays (vague Manga introduite par la culture japonaise) Puis notre fameux kitsch retourne en Europe avec la déferlante "TOKYO DECADENCE".
Le kitsch sera peut-être pour certains un besoin nécessaire afin d'oublier la crise, quoique le style n'est pas donné...Il a même enchéri !
Fin 1998 à 2000, les 3 films de la comédie déjantée "AUSTIN POWERS" auront été la série culte la plus représentative. N'était-ce pas un clin d'oeil façon "melting pot" aux séries-cultes télévisées et certaines héroïnes de cinéma des années 70 telles que ( Avengers, le prisonnier,amicalement votre,Star Trek,Barbarella,Dr Who...)
La mode "sixties" et "seventies" est la révélation de grands créateurs et de designers tels que: Mary Quant,Pierre Cardin,Paco Rabanne,Yves Saint laurent,Courrèges,Roger Vivier, Louis Féraud, sans oublier l'ambiance des Tati, Prisunic ou autres Monoprix,La maison de la Radio,les sièges tulipes,les poufs plastiques,la ball chair,les simili cuirs et autres matières métallo-vinylisantes,le tout, édulcoré sur des plages de musique ringarde d'orgue HAMMOND et de synthétiseur MOOG dans un studio dessiné par Le Corbusier !..

Dès 1967,Les tendances vestimentaires sont aux chaussures à plateformes, go-go boots, cuissardes,pantalons à pattes d'éléphants, aux mini-shorts, minijupes, puis aux maxi chaussettes, collants multicolores ,tee-shirts moulants,gavroches,maquillages extravagants,faux-cils,perruques,bijoux fantaisie,énormes pendentifs, gros ceinturons, émaux ou autres accessoires excentriques et psychédéliques...
Les couleurs flash sont à l'honneur: le violet, l'orange, le vert pomme,le rouge,le rose,le marron... mélangées ou associées aux extrêmes contrastes.
Le kitsch est l'art de tout oser sans avoir peur du ridicule... mais c'est aussi une façon de vivre positivement et libéralement sans se poser de questions.

Références musicales : "Switched-on-Bach" de Wendy CARLOS, "Messe pour le temps présent" de Pierre HENRY, PINK FLOYD, Tommy "les WHO","Pictures at an exhibition " Emerson, Lake and Palmer, "Pop Corn" Gershon KINGSLEY/ HOT BUTTER, "Eva" Jean Jacques PERREY.

Daniel HERMAN

jeudi 17 avril 2014

La musique et la mode



Voici un article qui confirmera l'union des deux thèmes principaux de ce blog très axé " Mode et Musique ", je devrais dire 3 éléments si je considère également les médias ...


  La musique est totalement primordiale dans l'utilisation de  " l'habillage sonore " de la mode, elle est forcément de mise en ce qui concerne les défilés. C'est avec le DJ qui fera plus office d'illustrateur sonore et aussi du régisseur lumières.

Il ne s'agira pas forcément d'utilisation orchestrale ou d'un musicien , mais de la préparation d'une playlist adaptée en parfaite synchronisation . Généralement l'illustrateur ( sound designer ) fera aussi office d'archiviste sonore, en sorte comme une recherche de bibliothécaire, car l'originalité et le total éclectisme seront de rigueur. Une fois de plus on peut parler de musique récréative et pittoresque, voire kitsch dans le domaine des choix et du mixage.


Dans le genre, Thierry MUGLER, Karl LAGERFIELD et Jean-Paul GAULTIER comptent parmi les grands spécialistes en ce qui concerne le choix adapté de musiques très originales... On pense  que la mode s'intéresse à une sélection totalement kitsch et tellement diversifiée : James LAST, Wendy CARLOS, Quincy JONES, Burt BACHARACH, mixage de musiques de feuilletons, de vieilles séries télévisées, jingles de publicités, cartoons, .. tout y est, tant que la panoplie sonore puise dans le ringard, le sinistre, le divertissement, mais avant tout le récréatif d'archives sortis tout droit de l' INA !


 

vendredi 25 octobre 2013

Tanya WALL - une artiste en herbe ....



C'est en automne 2010, suite à un appel téléphonique que je rencontre pour la première fois Tanya. Je n'étais pas forcément motivé pour entamer une  véritable formation pour une nouvelle artiste et d'autant plus qu'il s'agissait d' une très jeune chanteuse, la période ne s'y prêtait vraiment pas pour plusieurs raisons personnelles, mais surtout, j'avais décidé de restructurer techniquement le studio d'enregistrement et il était en plus question d'un déménagement en ce qui concerne les locaux.
Le jour de la première rencontre, elle est venue avec son père très à l'avance sur l'horaire fixée et c'est après une petite discussion autour d'un expresso, que j'ai commencé à écouter sa voix. J'étais agréablement surpris, mais surtout ému. C'est avec une chanson d' Edith PIAF " Non, je ne regrette rien " qu'elle a tout de suite entamé le répertoire. L'interprétation n'était pas parfaite, mais la voix dégageait une certaine émotion. Une tessiture hors du commun pour un enfant de cet âge.


Mais l'émotion l'a emportée sur la décision à prendre... J'avais devant moi un diamant à l'état brut. Et je sentais pour rien ne cacher qu'il y avait un immense travail pour restructurer sa tessiture et trouver une musique inédite qu'il lui collerait à la peau. Tanya avait déjà un réel charisme et une image hors du commun. Cependant, elle manquait un peu d'assurance mais je sentais qu'elle en voulait, et que ce n'était pas André son père qui l'a poussé à être artiste à sa place, comme c'était souvent le cas pour de très jeunes chanteuses. Rien n'était parfait, mais j'ai finalement accepté de la suivre.


Après quelques mois de travail en studio, je décide d'écrire la première chanson : " Les grimoires du temps " , un conte inspiré à la fois d'Alice aux pays des merveilles avec un passage dans la forêt de Brocéliande de Merlin l'enchanteur ... Une petite histoire qui explique qu'il faut aussi se méfier des enchanteurs et des illusions. Mais que dire de la vie si finalement elle se rapproche de certaines légendes.





          La première séance de répétition en studio  ( Novembre 2010 ) - © Jacky CRENEAU.

Puis vers novembre 2011, je décide d'éditer dans un premier jet, ce titre sur les plateformes de téléchargement avec une version électro, la voix avait été légèrement synthétisée pour donner un effet plus chorus façon " Britney SPEARS " car c'était la mode du moment, mais peu convaincu du résultat final après plusieurs écoutes, j'ai l'intention de le remixer dans une version plus symphonique avec une vraie chorale. Ce projet sera plus élaboré dans l'album prévu pour l'année 2014, avec 14 titres dont 12 chansons inédites.



à suivre ...

dimanche 21 avril 2013

La musique de film, ...ou les génies du générique et de l'illustration sonore .



 Orange mécanique, Shining, Tron ... Les trois films cités ont marqué notre esprit par d'émouvantes images et d'inoubliables clichés... Mais il ne faut pas oublier que dans tous ces films, la musique a été primordiale pour transporter encore plus d'émotions et d'intrigues, des sentiments ou de la peur et dans ces trois films, on constate que pour l'originalité des transcriptions, Wendy CARLOS avait su apporter l'essentiel, à tel point que la bande originale du film de Stanley KUBRICK  " Orange Mécanique " avait été un Best seller durant plusieurs décennies, en parti due à l'innovante utilisation pour l'époque, d'une 9ème symphonie de BEETHOVEN reconstituée piste par piste et jouée brillamment non pas seulement par un orchestre symphonique ( pour certaines parties de la  version originale du film  ) mais aussi dans un style plus sacrilège, réinterprété, enregistré et ré-orchestré électroniquement sur le fameux synthétiseur modulaire de l'inventeur Robert MOOG ; Même si Wendy CARLOS et sa productrice de l'époque Rachel ELKIND travaillaient hors du commun, il fut dommage que l'on ait pas eu plus de signatures de la sorte. Notre talentueuse artiste et pionnière de la musique électronique de genre aurait pu coopérer avec plus de réalisateurs, ne serait-ce que pour cette originalité.

      La B.O. du tout premier film de TRON fut réalisée par Wendy CARLOS

Dieu sait combien sont importants le travail du son et de la musique pour le film tout comme certains silences associés à l'image sont utiles quand celà s'avère nécessaire. De plus en plus avec les nouvelles technologies du numérique, les illustrateurs sonores ( Sound Designers ) et les bruiteurs s'associent avec les compositeurs eux-mêmes, quand bien certains compositeurs soient amenés à travailler sur les effets sonores et autres effets spéciaux qui autrefois nécessitaient un attirail invraisemblable et faisaient appel à des accessoiristes hors pairs.
En premier lieu et en ce qui concerne la musique, on a pu constater souvent de très longues et étroites collaborations de compositeurs et  de réalisateurs : Ainsi Bernard HERRMANN signera avec Alfred HITCHCOCK,  Francis LAI avec Claude LELOUCH, Eric SERRA pour Luc BESSON, Ennio MORRICONNE avec Siergio LEONE, Hans ZIMMER avec quelques films de Stanley MYERS, Danny ELFMAN pour de nombreux Tim BURTON , Nino ROTA et Frederico FELLINI, JOHN WILLIAMS avec Steven SPIELBERG ... et des centaines d'autres cas similaires !  ... C'est à croire que beaucoup ont été tout de suite satisfaits de leur univers respectifs ou  correspondaient  effectivement à la signature de l'image. On pourrait même dire " un coup de foudre presque amoureux ".

Une exposition à la Cité de la musique de Paris est consacrée cette année à la musique de film depuis le 19 Mars et se terminera le 18 Août , cette exposition parle notamment de nombreux mariages entre compositeurs et réalisateurs et aussi de " divorce " ... Ce fut le cas pour Wendy CARLOS et Stanley KUBRICK après SHINING !  KUBRICK refusera un travail qui dura plus de 6 mois après un changement d'avis concernant l'adaptation de la symphonie fantastique de BERLIOZ, et les titres refusés seront réédités sur CD, et on se les arrache à prix d'or vu l'édition très limitée.

 Hans ZIMMER ( Le Roi Lion, Pirate des Caraïbes, Sherlock Holmes, Anges et Démons, Rain Man, Toys... )

        John BARRY ( Amicalement vôtre, James Bond 007, Guerre et passion,Enigma, Code Mercury,... )



 Vladimir COSMA ( Alexandre le bienheureux, Le grand blond, Rabbi Jacob, La gloire de mon père, ... )


Nul n'est prophète dans son pays !

En France, nous avons le privilège d'avoir des compositeurs originaux tels que Francis LAI, Eric SERRA, le talentueux Vladimir COSMA, Michel LEGRAND, Gabriel YARED, mais il ne faut pas oublier nos chers et regrettés défunts qui nous auront laissé à jamais une trace indélébile comme Raymond LEFEBVREFrançois de ROUBAIX, Georges DELERUE et sans oublier le chanteur Serge GAINSBOURG qui a aussi écrit des musiques de genre assez pittoresques. Ils ont tous marqué de leur belle signature le film Français souvent policier, humoristique, quand il ne s'agit pas d'amour et d'aventures, et même quelques "navets"... Ils ont tous eu le droit à des carrières internationales surtout en ce qui concerne Maurice JARRE, Michel LEGRAND et le Roubaisien Georges DELERUE qui s'installèrent aux U.S. !
Le grand public sait souvent reconnaître le style et l'écriture musicale. Il y a des ambiances caractéristiques tels que le son, le phrasé, la mélodie, le choix des instruments. Le son " GAINSBOURG " est souvent reconnaissable à la chaleur et la douceur des violons de  l'orchestre, non pas Gainsbourg lui -même mais le choix de l'orchestration, souvent en ce qui concerne les "mélodies Gainsbouriennes",  c'est bien à Alain GORAGUER à qui l'on doit l'ambiance de l'exécution de ses oeuvres.

En ce qui concerne l'illustration sonore ( Sound Design ) c'est un peu différent. La France compte dans son répertoire un grand nombre de musiciens plus ou moins connus ( certainement plus qu'auparavant... depuis l'élaboration d'internet ). L'illustrateur sonore est plus amené à écrire des génériques souvent de courte durée, voire des jingles connus à la Radio, pour la publicité, des bandes annonces, et autres indicatifs qui sont gravés dans notre cerveau pour l'image représentée ou associée )...  Spike JONES et Raymond SCOTT ont été des pionniers en la matière. ( ils auront écrit et travaillé pratiquement depuis les débuts du cinéma et sur les premiers spots mondialement connus ) 

Spike JONES un des maîtres, célèbre pour ses effets sonores utilisés avec des instruments peu conventionnels comme des klaxons, différents matériaux et métaux, et aussi de mélodies buccales et premiers déroulements de bandes magnétiques... on lui doit une amusante version de Guillaume Tell de Rossini, jouée avec des ustensiles de cuisine !


                                                          Spike JONES

Raymond SCOTT qui a aussi collaboré à l'évolution du synthétiseur, a été avant tout un musicien de Jazz , mais aussi un grand compositeur de musique électronique et contemporaine et participa à quelques études sur la psychomotricité. On connait ses fameux génériques et illustrations sonores des cartoons de Warner Bros dont Bug's Bunny et quelques thèmes dans les dessins animés des Simpsons .

                                 
                                          Raymond SCOTT et son pharaonique studio

Juste après la guerre, c'est un musicien Français du nom de  Jean-Jacques PERREY, notamment représentant et importateur de l'ondioline de Georges JENNY ( un des ancêtres du synthétiseur avec les Ondes MARTENOT ) qui écrira pas mal de génériques qui serviront aux illustrations d' interludes télévisées, aux accompagnements de dessins animés, d'émissions à caractère humoristique et notamment pour la  publicité. Des musiques aux sons bien typés que l'animateur de Radio France Pierre Marcel ONDHER décrira comme récréative ou pittoresque.
Tous ces musiciens étaient curieusement avant-gardistes et s'intéressaient à l'évolution de la musique contemporaine et aux toutes nouvelles générations d'instruments de musique électronique, surtout quand on cite le talentueux Roger ROGER !
Les années 70' étaient très propices à ce genre de musique qui correspondaient à cette extraordinaire révolution sonore marquée vers l'infini comme deux grands pas dans l'humanité: " The moon and the Moog " !


Le catalogue spécialisé en illustration sonore ou de la musique vendue au mètre sera de plus en plus étendu, même si l'on y trouve quelque fois des musiques aux clichés plutôt ringards et kitsch à souhait; d'ailleurs, c'est aujourd'hui qu'on se les arrache à prix d'or... Parmi le plus célèbre distributeur, on cite MONTPARNASSE 2000 ou Saint Germain des Près, qui se verront parallèlement attribuer des pionniers comme Jean Jacques PERREY ( ou Pat PRILLY ), Roger ROGER, Guy BOYER, Guy PEDERSEN, Janko NILOVIC, Daniel J . WHITE, Jerry MENGO, Jack DIEVAL, ... 


                                                           Roger ROGER

On retrouvera plus tard quelques reprises de catalogues redistribués par KOCH et l'excellente firme VADIM MUSIC, bien que la dernière décennie marquera la disparition de nombreux éditeurs et distributeurs indépendants (crise du disque aidant), un des rares distributeurs en date demeure et fort heureusement, on trouve encore une belle liste chez KOSINUS / KAPAGAMA qui propose un beau catalogue dans ce domaine. Laurent LOMBARD est actuellement le génie incontesté dans le monde de l'illustration sonore, car il maîtrise parfaitement l'acoustique et la méthode du sampling associées aux derniers plugs-in des instruments VST sur ordinateur. Même s'il demeure inconnu physiquement du grand public, pas mal de ses génériques et autres phrasés musicaux sont utilisés depuis quelques années sur les radios et télévisions Européennes,les médias et aussi la mode ou est fortement employé ce type d'habillage musical.

                                                            Laurent LOMBARD

 
De la création, la composition, l'arrangement et aussi à  la recherche sonore... 
Finalement, qui  guide réellement le musicien et leur inspire à écrire des mélodies qui semblent venir de l'au delà ?  Le compositeur transcrit musicalement ses émotions, il est aussi le réalisateur d'un film qu'il imagine et laisse à chacun sa propre interprétation.

( Daniel HERMAN " Le Studio des Ondes " photo © Jessica HERMAN )